jeudi 14 novembre 2013

Poet-poet

Mais que ni sais-je
Ma queue de singe
Ne claque pas méninges
A la quête de la Sainte joie

mercredi 6 novembre 2013

Désaccordé

21h30
3 ans de vie commune
Les doigts de la main les jours l'un sans l'autre
Elle est partie
Partie hier
Seul
Appartement soudain immense
Fuir dehors
Fumer une clope
Tsunami d'émotions
Cœur qui brûle
Ne pas résister
Pleurer Pleurer
Impossible d'éteindre le feu
Monde déchiré
Crise de sens
L'irréel est devenu réel
Le réel devient irréel
Perdu
Implorer le ciel
Crier dans le ciel
Pleurer sous le ciel
Pourquoi
Avoir fait
Ne pas avoir fait
Être un monstre qui dévore l'amour
Ne plus rien savoir
Pensée déraillante
Jambes flageolantes
Cœur déchirant
Vivant
Jamais était aussi vivant

dimanche 3 novembre 2013

Irréversible regard

Il est vingt-heures du soir
Les nuages cachent les étoiles d'espoirs
Demain avec ma belle j'ai rencard
Et au moment du premier regard
Je verrai soit la désolation d'un adieu
Soit la promesse d'un à deux
Mais il faudra tenir la barre
Même en cas de coup de Trafalgar
De ça six mois elle acceptait l'infini
Aujourd'hui son départ est en préavis
Bon dieu qu'ai-je fait qu'ai je dit
Qui la fasse soudain changer d'avis
Peut-être que mon malheur
Est quand enlacée sur un scooter
Elle a désiré un autre corps
Le temps d'un amour mort
Je spécule sur son amour oublié
Mais je n'en sais rien en vérité
Sur son bloc note rien que des clopinettes
Je n'ai pas trouvé la moindre miette
Il n'y a qu'une seule vérité
Ce soir dans un rêve s'aimer

jeudi 31 octobre 2013

Une brindille

Fermons les yeux !
Au loin une petite flamme
Un souffle et elle s'éteint
Ne plus respirer
Tu pars y déposer des brindilles
Petit à petit, le feu fleurit
Dans mon sac des bûches attentes
Ton visage dans la nuit s'éclaircit
Tu me souris 

vendredi 25 octobre 2013

Il ne faut rien

Il ne faut rien écrire mais les vagues de mots déferlent sur les yeux remplis d'embruns
Il ne faut rien espérer mais l'attente des petites et simples choses d'hier est lancinante
Il ne faut rien sentir mais le cœur comprimé bat au rythme enragé du désir d'être avec
Il ne faut rien imaginer mais le château de cartes s'écroule sous les pas chancelant
Il ne faut rien bouger mais demain est une terrible inconnue impossible à toucher
Il ne faut rien regretter mais les si j’avais tourbillonnent dans un ballet endiablé
Il ne faut rien désirer mais le sommeil est une plume flottante dans la nuit blanche
Il ne faut rien montrer mais la cocotte-minute d’émotions tremble sous la pression

Il ne faut rien mais je n’y peux rien

lundi 7 octobre 2013

Une voix et un nuage parlent

Voix  - Il faut lui dire.
Nuage - Je ne comprends pas.
Voix  - Tu sais très bien de quoi je veux dire.
Nuage - Non, je ne vois pas.
Voix  - Ah bon ?
Nuage - Oh regarde ! Le vent se met à souffler au loin sur la plaine.
Voix  - J'ai dû me tromper.
Nuage - Il emporte des nuages de toutes ses forces. Enfuyez-vous ! Trop tard, ils se déchirent contre la montagne.
Voix  - Le soleil va bientôt se coucher.
Nuage - Face à cette horreur, tu n'as que çà à me proposer : la contemplation.
Voix  - Il fut un temps où un simple rayon de soleil t'illuminait.
Nuage - Belle expérience d'observer un photon lumineux rebondir à l'intérieur d'une de mes gouttes d'eau pour se transformer en arc en ciel et éclairer ma bien aimée.
Voix  - Ah le partage des petits riens qui vous éclairent la vie de magie.
Nuage - Oui mais ma curiosité m'a poussé à poser mes yeux sur ce vaste monde et, quand le brouillard s'est diffusé, j'ai vu ce qui hante mes nuits depuis.
Voix  - J'aimais vous voir ensemble.
Nuage - Elle a dû rejoindre ces amies nuages à électriser l'air d'éclairs.
Voix  - Le temps passe et les choses changent.
Nuage - Bon les cauchemars, pour une fois, je penserai à vous demain. Mes petits rêves sont enfin de retour et ils m'ont m'apporté un bouquet de couleurs.
Voix  - Entre la terre et la nébuleuse, il y a le ciel.
Nuage - Il y a tout surtout un tout plein de petits rêves avec elle, des bulles d'airs remplis de beaux souvenirs, des paysages aux promesses d'avenir et un tout simple, je ferme les yeux et son visage est là.
Voix  - Il faut lui dire.
Nuage - Oui.

Ma bien-aimé, ton nuage est formé de gouttes d'eaux venant de toute part

De la sève de l'écorce des arbres, la couleur châtaigne de tes yeux rieurs
Des vagues roulant sur le sable, le sel de la vie dans ta tumultueuse gaieté
Du hennissement des  chevaux, la rivière de cheveux galopant sur ton dos  
Des premières larmes des enfants, ta douceur d'envelopper de coton les tracas quotidiens
De la rosée du matin sur la prairie, la fraîcheur de ta peau à la géographie bondissante
De la vapeur jaillissant des geysers, ton énergie journalière remplie de chaleur humaine 

mardi 3 septembre 2013

Saule pleureur

Saule saule pleureur
Ta sève de voitures coule en accordéon dans le canal du boulevard périphérique avec le temps du volant aliénant
Saule saule pleureur
La lumière de l'écran filtre entre ton feuillage la virtualité du monde où les images se figent sur les rétines des corps morts
Saule saule pleureur
Tes feuilles mortes de déchets tombent avec la pluie de crachats sur le bitume des rues aux sombres regards des gens de nulle part
Saule saule pleureur
Tes racines de la vie en société se perdent dans les rayons des supermarchés où les calculs égoïstes sont partagés par les hordes de djihadistes

Saule pleureur pleure tout son saoul car les Hommes ont fui son ombre protecteur où l'ennui s'envolait dans une douce rêverie
   

vendredi 2 août 2013

La montagne et l'alpiniste

Mon sommet flotte au-dessus des nuages dans les rêves des alpinistes. Quelques insouciants ont eu cette folie de tenter de me gravir et sont figés à tout jamais dans les glaciers. Il eut ce jour où toi tu es venu fouler les pâturages de ma vallée. Malgré le mauvais temps faisant suite à la terrible tempête de neige ensevelissant le dernier alpiniste, tu es resté. Lors des éclaircis, tu arpentais les pelouses et les forêts à sentir les parfums doux des fleurs et acre de la sève des sapins, à vivifier ton corps dans les torrents d'eaux vives et à dormir sur les rochers réchauffés. Dans cette douceur, tu t'es aventuré de plus en plus haut avec cette prudence d'être à l'écoute des signes annonciateurs des tempêtes. Après une longue attente au dernier campement situé au pied de la cime, il eut ce jour unique où bien avant le lever du soleil, ton ascension a commencé. Dans le dédale des rochers, le fil d’Ariane, de tes expériences à explorer les contreforts et les cirques, t'a amené au pied du pic sans fatigue perdue. Avec la sagesse d'éviter le chemin le plus court du mur de glace, tu as contourné cette mort certaine en empruntant le long chemin escarpé de l'arête. Au lever du soleil, pour la première fois, des pas ont foulés mon sommet. Je me souviens de tes yeux émerveillés par le spectacle de la mer de nuages où les lances du soleil diffusaient en des traits roses. Ce moment sera toujours là avec le cairn des cailloux que tu as déposés.
Aujourd'hui, tu t'es installé dans ma vallée mais la vie t'a apporté d'autres activités. N'étant plus ta chimère fantastique, j'écoute le vent qui m'apporte l'écho du temps passé.

mardi 16 juillet 2013

Individualité



Une deux trois,…, trente, trente et un. Les nombres des années s’enchaînent et la fossoyeuse  m’attend sur un nombre. Lequel je ne sais pas mais lorsque l’on sait compter jusqu’à 30, le reste jusqu’à 100 n’est pas loin. De l’insouciance d’infini temporelle de la jeunesse, il y a maintenant cette certitude de la finitude de ma vie. Et après la fin de ce moi, qu’y-a-t-il ? Cette question est là car je n’appartiens pas à une religion éternelle ou un peuple éternel qui pourrait dépasser mon individualité et aussi car mon cerveau n’est pas lobotomisé par la télévision.  Mais plouf elle disparait car une obligation de la vie m’attend. Je dois travailler...

lundi 25 mars 2013

sms

Une princesse flotte dans des rêves en duvet où un prince dépose sur son delta un baiser